Sidobre terre de légende

la Fuzarié

Après avoir laissé la Peyro Clabado sur son pioch des Fourches, et avant d'atteindre Crémaussel, la petite route qui serpente sous un somptueux sous-bois nous mène vers le hameau de la Fuzarié.

Certes moins nombreuses que sur le plateau du Désert, les curiosités présentes méritent le détour.

En particulier l'agglomération de la Fuzarié, qui reste l'une des plus importantes du Sidobre. Si l'on regarde les photos en PJ, l'on remarque que la végétation croissante par rapport au siècle dernier ne permet pas d'avoir le recul pour se rendre compte de sa taille. La carte postale (ancienne...)avec les 2 personnages au premier plan permet d'avoir un bon aperçu.

 

Dans la continuité de l'agglomération, le chaos de Foulettou emporte avec lui des rocs de grande taille. En bordure de celui-ci se trouve

le chapeau du Curé. L'analogie avec le couvre-chef porté par les écclésiastiques autrefois saute aux yeux si l'on prend la peine de descendre en contrebas du rocher. 

Toutes ces grandes masses de granit sont "fertiles" en balmes. Chacun pourrait presque trouver son propre abri naturel. Ainsi, dans ce chaos, se trouve la balme "Sylvain Bourges" du nom de celui qui la découvrit.

Sur cette pente, les rocs sont en nombre alors que l'hameau voisin de Castelengue en est totalement dépourvu. Là aussi, un conteur, nous donne l'explication adéquate :

 

"Jadis le domaine de Castalengue était encombré de roches énormes et la seule source qui fournissait l'eau potable paraissait fort éloignée à une servante que n'effrayaient ni l'enfer, ni ses suppôts. Elle imagina d'appeler le Diable à son secours. Il se présenta sous l'aspect engageant d'un paysan jeune et vigoureux. La servante était belle. Le Diable s'enflamma...C'était bien son tour ! Le marché fut vite conclu : " Si tu transportes la source près de la maison et si "despeyre" (enlève les pierres) avant que le coq n'ait chanté, je t'appartiendrai", proposa l'astucieuse servante qui avait caché un gros gall (coq) à la voix sonore dans un coffre près de l'âtre. L'eau coula bientôt dans la prairie voisine et les rocs volaient. La dame veillait, à la lumière d'une chandelle. Lorsqu'il ne resta plus qu'un seul bloc dans ses terres, vite, elle souleva le couvercle du coffre, approcha la flamme. Le coq se méprit et salua ce qu'il prenait pour l'aurore d'un vibrant cocorico. Belzébut, beau joueur, s'en alla sans demander sa paie".

 

 



24/01/2012
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